samedi, 21 octobre 2017
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Eglise Saint-Briac

Bourbriac
Côtes d'Armor


    La construction de l’église Saint-Briac s’est échelonnée sur plusieurs siècles.
    L’édifice conserve des parties romanes : la crypte et le carré du transept.
    La crypte, de plan carré, date du XIe siècle. A l’origine, elle abritait le tombeau de Saint-Briac ; par la suite le tombeau a été remonté dans l’église et la crypte a servi de lieu d’internement des aliénés venus chercher la guérison dans l’église du saint thaumaturge. Jusqu’aux années 20, il était courant d’assister à la bénédiction des aliénés au cours de la grand-messe.
    Le carré du transept date du XIIe siècle ; il est composé de quatre gros piliers entourant le choeur, aisément datables par les tailloirs ornés de stries caractéristiques de l’art roman. A l’origine, ces piliers soutenait un clocher qui fut détruit par un incendie en 1765.
    La tour du clocher, dite « an tour nevez », dont la construction démarra en 1535, possède un porche gothique flamboyant. La flèche surmontant la tour a été édifiée à la fin du XIXe siècle.
    L’église offre la particularité de posséder un porche latéral s’ouvrant au nord. Ce porche, construit au XVIe siècle et fermé par deux portes, abrite des statues des apôtres.
    A l’intérieur de l’église, le visiteur peut découvrir le tombeau de Saint-Briac datant du XVIe siècle et, tout près, un sarcophage mérovingien du VIIe siècle. Celui-ci pourrait être le premier tombeau du saint.
    L’église renferme aussi un buste reliquaire de Saint-Briac ; ce buste sort de l’église deux fois par an : le jour de l’Ascension pour une procession autour des limites anciennes du monastère du saint et le troisième dimanche de juillet à l’occasion du pardon N’ouc’h ; à cette occasion, un feu de joie est allumé.
    Originaire d’Irlande, Saint Briac débarqua, en 548, sur la côte du Léon en compagnie de Saint-Tugdual, saint fondateur de l’évêché de Tréguier. Selon la tradition, Saint-Briac accomplit des miracles : il délivra un possédé et sauva un navire d’un naufrage.
    
    Situation : la petite ville de Bourbriac se trouve à environ 10 kilomètres au sud de Guingamp.
    

 
      

Eglise Notre-Dame (à Bringolo)

Bringolo
Côtes d'Armor

    Edifiée au XVe siècle, l’église a été restaurée en 1620 puis remaniée en 1664.
    En forme de croix latine, l’édifice possède un clocher de type Beaumanoir à trois chambres de cloches desservies par une tourelle d’escaliers.
    L’église a été reconstruite en 1890 par l’entrepreneur Bellec, sur les plans de l’architecte Théodore Maignan, en conservant les matériaux anciens.
    Le porche sud de forme ogivale avec ses bancs de pierre porte les armes d’anciennes familles nobles de la région.
    
    Situation : Le village de Bringolo se trouve à environ 10 kilomètres à l’est de Guingamp.
 

 
      

Eglise Saint-Pierre (à Coatréven)

Coatréven
Côtes d'Armor

    Cette église a été édifiée au XVIe siècle.
    Le clocher-pignon, de style typiquement trégorois, a été ajouté en 1743. Il comporte trois chambres de cloche entourées d’une balustrade à laquelle on accède par une tourelle d’escalier.
    A l’intérieur, le visiteur pourra découvrir un maître-autel surmonté d’un beau retable de la fin du XVIIe représentant la scène de l’Assomption. Un deuxième autel de 1696 également surmonté d’un retable se trouve dans le transept nord. Les deux retables ont en commun l’incrustation d’ossements à leurs angles.
    L’église est entourée d’un beau mur d’enclos en granit.
    
    Situation : le bourg de Coatréven se trouve à proximité de la route joignant Perros-Guirec à Tréguier, environ 8 kilomètres après avoir quitté Perros-Guirec.
   

 
      

Eglise Saint-Jean-Baptiste (à Etables-sur-Mer)

Etables-sur-Mer
Côtes d'Armor

L'église Saint-Jean-Baptiste date du XIVe siècle. L'édifice est agrandi en 1622 côté sud, par la chapelle Sainte-Anne.

Le choeur, de forme ronde et surmonté d'une coupole date de 1770.

Le clocher carré à trois étages surmonté d'une Vierge de 3,5 mètres de haut est édifié en 1778.

L'édifice abrite une statue de 'Maria Santissima bambina', datant de 1922 , en provenance d'Italie.

 
      

Eglise Saint-Ténénan (à Guerlesquin)

Guerlesquin
Finistère

    Une première église a été construite à la fin du XVe ou au début du XVIe par l’atelier Beaumanoir de Morlaix.
    Menaçant ruines, l’édifice a été remplacé en 1859 par une église plus spacieuse réutilisant une partie des pierres de l’édifice d’origine.
    Le clocher-mur du XVe siècle a été conservé ; de style Beaumanoir, il possède une tourelle d’escaliers permettant d’accéder à la chambre de cloches garnie de balustre.
    L’intérieur de l’église est riche de statues anciennes et de beaux vitraux portant l’effigie de sept saints bretons.
    L’église est dédiée à Saint-Ténénan. Originaire d’Outre-Manche, celui-ci traversa la mer pour fonder un ermitage dans la forêt de Lan-Tinidor (près de Landerneau). Plus tard, il s’installa à Lez-Kelen près de Plabennec. Pendant un temps, il fut évêque de Saint-Pol-de-Léon avant de mourir en 650.
    
    Situation : La ville de Guerlesquin, petite cité de caractère, se trouve à environ 25 kilomètres au sud-ouest de Lannion.
    
  

 
      

Eglise Saint-Pierre (à Guimaëc)

Guimaëc
Finistère

    Edifiée au XVIIe siècle, l’église Saint-Pierre s’élève au milieu d’un placître semé de gazon .
    L’édifice comprend une nef, avec bas-côtés, et un choeur flanqué de deux chapelles.
    Le clocher, accosté de deux tourelles en dôme, se termine par trois chambres de cloche surmontées d’une flèche.
    A l’intérieur, on peut découvrir un panneau de quatre bas-reliefs polychromes représentant l’Annonciation, la Nativité, la Présentation au Temple et la Fuite en Egypte.
    
    Situation : Le bourg de Guimaëc se trouve à environ 6 kilomètres à l’ouest de Plestin-les-Grèves. Partant de Plestin, il faut prendre la direction de Morlaix ; la route en direction de Guimaëc est indiquée sur la droite.

 
      

Basilique Notre-Dame de Bon-Secours

Rue Notre-Dame
Guingamp
Côtes d'Armor

    A l’origine, une église romane, édifiée au XIe ou XIIe siècle, occupait le site.
    Entre la fin du XIIIe siècle et le milieu du XIVe siècle, cette église romane fut remplacée par un édifice gothique à chevet plat, complété au XVe siècle par une abside polygonale.
    En 1535, toute la partie sud-ouest de l’édifice s’écroula suite à un ouragan.
    Un projet de reconstruction fut proposé par l’architecte morlaisien Beaumanoir mais le conseil de fabrique préféra confier les travaux à Jehan Le Moal, maître d’oeuvre local.
    La reconstruction fut menée en style Renaissance avec des décorations en forme de gargouilles, de candélabres et de coquilles Saint-Jacques, ce qui vaut à l’édifice une belle diversité de styles.
    A l’extrémité du transept sud s’ouvre une porte géminée appelée porte au Duc car, quand il habitait dans le château voisin, c’est par cette porte que Charles de Blois entrait dans l’église.
    Chacune des portes géminées est surmontée d’un buste émergeant d’une coquille Saint-Jacques. L’un des bustes est brisé ; l’autre personnage pourrait représenter François Ier ou le duc de Penthièvre.
    La Basilique renferme la statue de Notre-Dame de Bon-Secours datant probablement du XIVe siècle. Arrachée de son socle en 1793 et brisée , la statue fut reconstituée ; toutefois, les bras ont disparus ; cette statue est l’une des rares vierges noires de Bretagne.
    Dans la chapelle Saint-Jacques se trouve un buffet d’orgues fabriqué par Fosset au XVIIe siècle.
    Le pavement du porche nord est orné d’un labyrinthe dessiné en 1854 ; ce labyrinthe symbolise la quête d’une vie intérieure.
    L’église a été érigée en Basilique mineure en 1899, par le Pape Léon XIII.
    Le 7 août 1944, lors de la libération de Guingamp, un char américain tira sur la flèche de la Basilique qui s’écroula sur 20 mètres ; la restauration intervint en 1956.
    Le pardon est célébré le premier dimanche de juillet. A cette occasion , une procession aux flambeaux traverse les rues de la ville ; elle s’achève par l’embrasement de trois feux de joie sur la place du centre.
   

 
      

Eglise Sainte-Catherine d'Alexandrie (à La Roche-Derrien)

La Roche-Derrien
Côtes d'Armor

    Cette église, au style à la fois roman et gothique, aurait été fondée au XIIIe siècle par les chanoines augustins du prieuré de Sainte-Croix à Guingamp.
    La Roche-Derrien fut le théâtre d’une grande bataille au cours de la guerre de succession de Bretagne en 1347. Au cours de cette bataille, l’église Sainte Catherine subit de gros dommages et Charles de Blois, l’un des 2 prétendants à la couronne de Bretagne, fut fait prisonnier par les anglais.
    Devenu duc de Bretagne, Jean de Montfort fit raser le château de la Roche-Derrien en 1394. Puis, le Connétable Olivier de Clisson restaura l’église Sainte-Catherine pour la transformer en une forteresse.
    En 1793, l’église fut très endommagée par la foudre ; elle fut restaurée en 1820.
    L’église se distingue des traditionnelles églises bretonnes par sa haute tour carrée coiffée d’une flèche en pierre, ainsi que par ses voûtes ogivales.
    Son portail ouest, datant du XIIIe siècle, a été épargné par les guerres de succession ; de style anglais, il s’ouvre par deux portes jumelées.
    L’église renferme un bénitier en granit datant du XIVe siècle ; ce bénitier est décoré des symboles des quatre évangélistes.
    Le visiteur pourra aussi découvrir des fonts baptismaux en granit datant du XVe siècle.
    Les orgues, datant du XVIe siècle, proviennent de l’Abbaye de Westminster. Elles furent transférées en France en 1546 à la suite de la décision d’Henry VIII de fermer les monastères. La commune de La Roche-Derrien en fit l’acquisition auprés de la Cathédrale de Saint-Brieuc en 1847. Ces orgues sont les plus anciennes de Bretagne.
    L’église a été classée monument historique en 1913.
    
    Situation : la petite ville de La Roche-Derrien se trouve à environ 20 kilomètres au nord-ouest de Guingamp.
   

 
      

Eglise Saint-Loup (à Lanloup)

Lanloup
Côtes d'Armor

Cette église a été construite aux XVe et XVIe siècles, à l’emplacement d’un édifice datant du XIIIe siècle. Les fondateurs sont les seigneurs de la Noë-Verte et de Kerjolis.

L’édifice, orné de gargouilles représentant divers animaux mythiques, possède un clocher-mur flanqué d’une tourelle.

Le porche sud, construit vers 1550 à l’emplacement de l’ancienne chapelle Saint-Gilles, abrite les statues des douze apôtres, avec les évangélistes aux quatre coins.

La chapelle sud a été ajoutée en 1767 et le choeur a été refait en 1720, sur les plans d’Aufray.

Sur le placître se trouve un calvaire du XVIe siècle. Le Christ en croix est entouré de Marie, la tête inclinée, les mains jointes, et Saint-Jean, les yeux levés.

L’intérieur de l’église renferme une statue de granit représentant Saint-Loup. Evêque de Troyes en 426, Saint-Loup lutta, avec l’aide de Saint-Germain d’Auxerre, contre une hérésie en Grande Bretagne.

Le visiteur peut aussi découvrir une Vierge du XIVe siècle ainsi qu’une toile intitulée ‘Crucifixion’, oeuvre de Georges Le Tourneur. Cette peinture, datée de 1634, représente les visages des donateurs, Guillaume de Lanloup et Françoise du Perrier, priant au pied de la Croix.

Situation : Le petit village de Lanloup se trouve à proximité de la route côtière joignant Plouha à Paimpol, environ 4 kilomètres après avoir quitté Plouha.

 
      

Eglise Saint-Mélar (à Lanmeur)

Lanmeur
Finistère


    De l’ancienne église, reconstruite en 1903, il ne subsiste que le portail roman (XIIe-XIIIe) et surtout la crypte dont la construction daterait du Xe siècle.
    Cette crypte fut construite pour abriter les restes de Saint-Mélar, jeune prince martyr de la dynastie bretonne.
    On descend de l’église dans la crypte par un escalier. La chapelle souterraine mesure 8 mètres de long sur 5 mètres de large ; elle est divisée en trois petites nefs par deux rangs de quatre colonnes. Ces colonnes soutiennent des arcades s’élevant à environ deux mètres de hauteur.
    Les piliers proches des reliques du saint sont sculptés de serpents ou de lianes.
    Une petite fontaine se trouve à la droite de l’entrée ; cette fontaine aurait servi jadis à des baptêmes druidiques.
    Autrefois, il existait dans le mur occidental de petites meurtrières qui permettaient aux pélerins d’apercevoir le tombeau de Saint-Mélar de l’extérieur.
    
    Situation : La ville de Lanmeur se trouve à environ 12 kilomètres au nord-est de Morlaix.